Le Rapporteur spécial pour les populations autochtones, James Anaya, a appelé vendredi le gouvernement de la Nouvelle-Zélande à améliorer la situation de la population maorie et à continuer de chercher des solutions « adéquates aux défis auxquels ces populations sont confrontées ».
« J’ai pu observer différents aspects positifs dans le paysage légal et politique de la Nouvelle-Zélande tout autant que les difficultés actuelles liées aux Maoris », a déclaré James Anaya au terme d’une visite dans le pays.
« Les inégalités de conditions sociales et économiques sont extrêmes pour les Maoris, ce qui se manifeste dramatiquement par l’incarcération continue et persistante d’un grands nombre d’individus maoris », a-t-il ajouté en soulignant que ce « déni des Droits humains pour les Maoris » doit cesser.
L’expert indépendant a par ailleurs salué le récent soutien de la Nouvelle-Zélande à la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones. « Cette Déclaration a pour but de réparer les conséquences actuelles de la négation historique des droits d’auto-détermination des peuples autochtones », a-t-il précisé.
James Anaya a encouragé le pays à mettre en application le Traité de Waitangi signé en 1840 qui pose les bases de l’auto-détermination du peuple maori. Ce traité « est l’un des exemples les plus importants dans le monde » qui tente de répondre aux doléances des peuples autochtones.
« Cependant, lors de ma visite j’ai entendu des plaintes sur le processus de mise en oeuvre du Traité », a-t-il déploré. Selon l’expert, le manque de négociations a provoqué un manque de transparence pour l’appropriation et le contrôle de territoires par les Maoris.
Enfin, James Anaya exhorte le gouvernement de la Nouvelle-Zélande à assurer le respect des principes consacrés par le Traité de Waitangi. « D’après ce que j’ai pu observer, les principes du Traité sont vulnérables au bon vouloir politique », a-t-il conclu.
Source
Centre de l’actualité de l’ONU



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