Selon les prévisions quinze pour cent de la population active néozélandaise sera d’origine asiatique en 2026, a annoncé mercredi Paula Bennett, ministre de l’emploi, s’appuyant sur la publication cette semaine d’une étude réalisée à ce sujet. En commentant sur les résultats de cette étude, et en évoquant d’emblée ce qu’elle appelle « la main d’oeuvre de l’avenir », Mme Bennett a salué les qualités de cette main d’oeuvre, «hautement qualifiée», «jeune» et «entreprenante» en passe de devenir un facteur incontournable dumarché de l’emploi néo-zélandais.
Selon cette même étude, la tranche d’âge des 15-34 ans (qui représente la moitié des actifs pour cette communauté) est particulièrement caractérisée par le niveau d’études, les qualifications et la hauteur des responsabilités de ces actifs. «Les employeurs se doivent d’être prêts à répondre et à capitaliser sur cette situation», a encouragé la ministre. Doublement de la population asiatique en 10 ans.
En termes de population, conformément aux classifications établies par l’institut national de la statistique, Statistics New Zealand, la population d’origine asiatique a plus que doublé entre 1996 et 2006. Selon les dernières statistiques publiées en avril 2010, les Néozélandais classés dans la catégorie originaire d’Asie sont en passe, en tant que communauté, de devenir plus nombreux dans ce pays que les Maori indigènes, souligne Statistics New Zealand (ndlr : sachant que la population d’origine européenne est largement majoritaire à environ 70%). Dans son dernier bulletin de projections démographique, avec éclatement par groupe ethnique et communautaire, Statistics New Zealand estime ainsi que ce dépassement pourrait se produire dans une quinzaine d’années, à l’horizon 2025.
Selon ces extrapolations, le groupe d’origine asiatique, qui continue de croître à un rythme soutenu de 3,4 pour cent l’an, pourrait passer des quatre cent mille individus actuels à près du double (790.000). Selon la terminologie néo-zélandaise, sont aussi bien classées dans cette communauté «asiatique » les personnes d’origine orientale et extrême orientale (Chine et Asie du Sud-est) que ceux d’origine indienne ou indofidjienne, qui représentent aussi une forte part de ce groupe.
Les Maoris indigènes bientôt dépassés. Les principaux facteurs de croissance de cette communauté sont surtout de type migratoire. Selon les mêmes projections, à ce stade, les Maoris indigènes, dont le nombre ne progresse que de 1,3 pour cent l’an au taux actuel, seraient alors sur le point d’être dépassés, avec un effectif officiel de 810.000, selon les mêmes sources. Autre communauté en pleine croissance, mais dans des volumes encore moindres : les Néo-zélandais d’origine océanienne (Kiribati, Samoa, îles Cook, Tuvalu, Tokelau, Fidji, Tonga), qui représentent dès maintenant une importante communauté regroupe principalement à Auckland et dans sa grande banlieue et qui représenteraient, selon les mêmes projections, près de cinq cent mille personnes dans 15 ans.
Le taux de croissance de la communauté océanienne de Nouvelle- Zélande, qui s’appuie à la fois sur un facteur migratoire et un fort taux de natalité, est actuellement estimé à 2,4 pour cent l’an. La cuillère de bois, dans ce classement, revient au groupe des immigrants historiques : ceux d’origine européenne, dont le taux de croissance actuel n’est plus que de 0,4 pour cent l’an.


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