
Séisme du 15 juillet 2009
L’île du Sud de la Nouvelle-Zélande s’est rapprochée de la côte est de l’Australie après un puissant séisme qui s’est produit la semaine dernière au large de la côte ouest de la Nouvelle-Zélande.
Le mercredi 15 juillet 2009 un séisme de magnitude 7,8 était enregistré en Nouvelle-Zélande déclenchant une brève alerte au tsunami. Aucun dégât important n’a été signalé, mais les géophysiciens ont réalisé qu’une partie de la côte sud-ouest de la Nouvelle-Zélande s’était rapprochée de 30 cm de l’Australie.
Ken Gledhill, directeur de l’agence gouvernementale GNS Science, a souligné que le déplacement de l’île montrait l’intensité des forces engagées.
« En gros, cela nous rapproche de l’Australie », a-t-il déclaré sur la radio publique. « Le pays se déforme tout le temps parce qu’il est à la jonction de deux plaques tectoniques, mais cela s’est passé en quelques secondes, et non sur plusieurs centaines d’années », a-t-il ajouté.
La Nouvelle-Zélande se trouve sur ce que l’on nomme la Ceinture de feu, entourant l’océan Pacifique. Tout comme au Japon, en Indonésie et au Chili, les séismes et les éruptions volcaniques n’y sont pas rares. Cette ceinture marque en effet les frontières d’un ensemble de plaques tectoniques.
Le tremblement de terre de mercredi dernier était le plus fort de cette année dans le monde, et le plus important en Nouvelle-Zélande depuis 80 ans. Son épicentre, sous-marin, a été localisé en mer de Tasman (ou de Tasmanie), à environ 160 km à l’ouest de la ville d’Invercargill, sur l’Ile du Sud. Le séisme s’est produit à 9 h 22 GMT et la profondeur de l’hypocentre est évaluée à 33 km.
Martin Reyners, un scientifique travaillant pour GNS Science, avait affirmé pour sa part qu’un séisme d’une telle magnitude était susceptible de causer des dégâts importants et des pertes en vies humaines. Mais d’après lui, au cours du tremblement de terre de la semaine dernière, les plaques se sont plus frôlées que cognées, ce qui n’a pas provoqué d’ondes de haute fréquence qui entraînent généralement des dégâts sur les bâtiments.
En revanche, la mer de Tasman, bordant la côte ouest de la Nouvelle-Zélande sur une longueur de 2.250 kilomètres, s’est brutalement fermée de 30 cm, estiment les chercheurs, tandis que la côte est ne s’est déplacée en direction de l’Australie que de 1 cm. La surface de la Nouvelle-Zélande s’est donc accrue…
Le phénomène est spectaculaire mais pas si étonnant. On sait que les taux d’ouverture et de fermeture aux niveaux des frontières des plaques tectoniques sont de quelques centimètres par an mais il ne s’agit là que de moyennes.


1 Commentaires
[...] La surface de la Nouvelle-Zélande s’est agrandie – Juillet 2009 [...]