La Nouvelle-Zélande ouvre un nouveau chapitre politique de son histoire à l’issue des élections législatives de ce samedi.
C’est le principal parti d’opposition néo-zélandais, le parti National (centre-droit), qui a remporté ces élections (45,5% des voies et 59 sièges au parlement contre 33% pour le parti travailliste). Après 9 ans de gouvernement travailliste, c’est donc l’alternance du Parti national, parti de centre-droit dirigé par John Key, qui a été choisi.
Quelque 2,9 millions de Néo-Zélandais étaient appelés aux urnes. Les sondages avaient prédit la défaite du parti travailliste d’Hélène Clark, premier ministre sortant et créditaient d’une confortable avance le parti de John Key, un ancien banquier d’affaires novice en politique mais réputé pour sa ténacité.
Le discours de cet homme affable de 47 ans, parti de rien mais aujourd’hui à la tête d’une fortune personnelle estimée à 29 millions de dollars américains, a séduit une large frange de l’électorat.
Il a notamment promis d’extraire « davantage de néo-zélandais de la pauvreté », dans un pays de plus de 4 millions d’habitants.
C’est la crise financière mondiale qui a dominé la campagne électorale. La Nouvelle-Zélande est entrée en récession. Les deux principaux partis ont promis de réduire les impôts et de faire des investissements supplémentaires pour relancer l‘économie.
La Nouvelle-Zélande est entrée en récession au cours du premier semestre 2008, et ce pour la première fois depuis dix ans, avec un produit intérieur brut (PIB) en baisse de 0,2% puis 0,3% au cours des deux premiers trimestres.



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